Diversifier ses placements en fonction de son âge - CD2i

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Diversifier ses placements en fonction de son âge

Parce que la vie est faite d’étapes, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, les objectifs de chacun évoluent en fonction de l’âge. Pour coller au plus près à ces étapes, les placements financiers sont nombreux et il convient de les sélectionner avec soin afin d’optimiser son épargne en fonction de son objectif de vie. Les jeunes, par exemple, ne vont pas forcément avoir besoin d’un placement qui favorise la transmission de son patrimoine, alors qu’un retraité, de son côté, ne va pas chercher placer son épargne dans un produit qui va l’aider à devenir propriétaire de sa résidence principale.

 

A chaque étape de la vie, il y a donc des placements à privilégier, d’autres à laisser de côté et des décisions d’investissement à prendre.

Définition des objectifs patrimoniaux en fonction de l’âge

Avant 30 ans

Que ce soit pour se constituer un complément de revenus ou s’assurer une retraite plus confortable, il n’est jamais trop tôt pour penser à l’avenir ! Il existe des placements spécialement adaptés aux objectifs des jeunes afin de profiter de son argent, se constituer un capital et parer à l’imprévu. 

 

Effectuer des placements avant 30 ans est tout à fait possible sans avoir un gros budget. Plus tôt on investit, plus le capital sera important et plus on aura de facilité à faire aboutir ses projets.

 

Les livrets d’épargne : pour une une épargne de précaution

 

La toute première chose à faire à cette étape est de se constituer ce que l’on appelle une épargne de précaution. Dans la vie, personne n’est à l’abri d’un imprévu, qu’il soit positif ou négatif et l’épargne de précaution est faite pour faire face à ces aléas. Le livret A et le LDDS (pour livret de développement durable et solidaire) sont deux livrets d’épargne classiques qui présentent de nombreux points communs : 

  • Les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
  • Le taux de rémunération annuel est de 0,75 %
  • L’argent reste disponible à tout moment
  • Le montant du dépôt initial est assez faible : 10 € pour le livret A et 15 € pour le LDDS
  • Ils sont proposés par tous les établissements bancaires

Mais ils ont également quelques différences : 

  • Ouvrir un livret A peut se faire dès la naissance, alors qu’il faut être majeur pour un LDDS
  • Le livret A dispose d’un plafond plus élevé avec 22 950€ contre 12 000€ pour le LDDS

Cependant, il faut garder à l’esprit que ces deux placements sont davantage placés sous le signe de la sécurité et de la disponibilité du capital que du rendement.

 

L’assurance-vie : pour prépare sa retraite

Avec une durée minimum d’années de cotisations qui s’allonge sans cesse et une diminution des pensions de retraite, le système des retraites par répartition est particulièrement fragile. L’assurance-vie permet de préparer son avenir en se constituant un capital sur lequel compter une fois à la retraite, pour compléter les revenus. Ce qu’il y a d’intéressant dans l’assurance-vie, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’y investir une importante somme d’argent, quelques centaines d’euros suffisent, ce qui rend ce placement particulièrement accessible à ceux qui viennent d’entrer dans la vie active et qui n’ont pas forcément de gros moyens. L’argent placé est disponible en partie ou en totalité et seuls les intérêts seront imposables si le retrait intervient au moins 8 ans après la souscription du contrat.

Le PEL : pour un achat immobilier

Si l’objectif de l’investissement est de devenir propriétaire, il faut se tourner vers une épargne dédiée à l’achat immobilier comme le plan d’épargne logement (PEL). Il peut être ouvert par une personne mineure ou majeure, donc adapté pour les moins de 30 ans. Contrairement aux livrets, les fonds déposés sur un PEL sont bloqués pour une durée minimale de 4 ans, tout retrait avant ce délai entraine la clôture pure et simple du PEL. De plus, il n’est plus possible d’effectuer des versements au bout de 10 ans mais le PEL continuera de générer des intérêts pendant encore 5 ans après l’arrêt des versements. Au-delà de 15 ans, le PEL est transformé en livret classique.

Le principal intérêt du PEL réside dans le fait qu’il permet de bénéficier d’un taux d’emprunt préférentiel et garanti lors de l’achat d’un bien immobilier. Pour en profiter, surtout quand les taux classiques sont hauts, il faut effectuer des versements annuels d’un montant minimum de 540€, répartis comme suit :

 45€ par mois

ou

135€ par trimestre 

ou

270€ par semestre

Le PEL est plafonné à 61 200€ (hors intérêts capitalisés), avec un taux de rendement annuel de 1%. 

Pour les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018, les intérêts produits sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) dès la première année, au taux global de 30% (12,8% + 17,2% de prélèvements sociaux).

De 30 à 40 ans

Les jeunes actifs ont souvent en tête l’objectif d’acheter leur résidence principale. Le dilemme souvent posé se situe entre achat et location. Le choix tient compte de différents critères  et va conditionner quel type de placement effectuer : le désir d’être « chez soi », de se marier ou pacser, d’avoir des enfants, … 

L’immobilier locatif : pour un complément de revenus

De plus en plus d’actifs choisissent d’investir dans l’immobilier locatif pour se constituer un patrimoine (Pinel, LMNP, Girardin, par exemple) car les rendements sont plus intéressants que les livrets et l’effort d’épargne est assumé plus facilement. L’achat de la résidence principale se reporte alors en deuxième partie de vie, après 40 ans, lorsque le capital constitué par les investissements est plus important et permet un apport plus conséquent.

L’assurance-vie

Si ce type de contrat n’a pas été souscrit avant, il n’est pas trop tard pour y penser, pour les raisons citées précédemment. Si une assurance-vie a déjà été ouverte, il peut être intéressant de diversifier les placements en optant pour un contrat multi-supports, particulièrement intéressant faces aux faibles rendements des fonds euros classiques. Mais avec un niveau de risque plus élevé.

La défiscalisation : pour réduire ses impôts

Les produits défiscalisants permettent de réduire la facture fiscale mais aussi d’augmenter son capital. En voici quelques exemples :

  • L’investissement en FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) permet d’obtenir une réduction d’impôt de 18% des sommes investies, en contrepartie d’un blocage des fonds pendant 10 ans.
  • Le Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) permet d’investir dans des PME non cotées, situées dans une région précise. L’investissement dans un FIP ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale 18% du montant investi, qui peut grimper jusqu’à 38% pour un FIP dit « Corse » ou « Outre-mer ».
  • Le dispositif Pinel s’adresse aux particuliers désireux de réaliser un investissement locatif avec un apport moindre tout en bénéficiant d’un avantage fiscal intéressant, avantage qui dépendra de la durée de mise en location du bien choisie (pour une réduction d’impôt maximum de 63 000€ étalée sur 12 ans). Attention cependant, les conditions de la loi Pinel sont très strictes.
  • La loi Malraux offre une réduction d’impôts lorsqu’on rénove un bâtiment situé dans une zone protégée appelée Site Patrimonial Remarquable (SPR) et qu’on propose ce bien à la location. La réduction d’impôt Malraux correspond à 22% ou 30% du montant des travaux de rénovation engagés, étalés sur la durée du chantier. Plafonnée à 100 000€ de dépenses pour travaux par an, la réduction maximale d’impôt sur le revenu peut donc atteindre 30 000€ sur une seule année.
  • L’immobilier locatif, et plus particulièrement la location meublée, a pour principal intérêt de générer des revenus locatifs défiscalisés grâce aux mécanismes de l’amortissement et du déficit foncier.

Penser à la retraite ! 

La préparation de la retraite par la constitution d’une retraite complémentaire doit faire partie des préoccupations majeures à partir de 45 ans. Les placements spécifiques retraite tels que le PERP (Plan d’Épargne Retraite Populaire) ou le contrat Madelin sont à envisager.

  • Le PERP permet de se constituer une épargne pour la retraite. Les fonds versés sont bloqués jusqu’au départ en retraite. En cas de décès du souscripteur, la rente peut être reversée à un bénéficiaire désigné. Les sommes versées chaque année sont déductibles du revenu imposable.
  • Le contrat Madelin fonctionne de la même manière que le Perp mais c’est un contrat réservé aux travailleurs non salariés tels que les chefs d’entreprise, artisans, commerçants et professions libérales ayant le statut d’indépendant ainsi que les conjoints collaborateurs. Les sommes versées sont également déductibles du revenu imposable.

Ces deux types de placements permettent de récupérer le capital investi sous forme de rente versée mensuellement au moment de la retraite.

De 40 à 60 ans

Cette période de vie est normalement la plus rémunératrice. A ce stade, on atteint une certaine maturité professionnelle et personnelle qui permet d’avoir une bonne visibilité à long terme. Cette situation permet de consolider et de solidifier progressivement un patrimoine en vue de la retraite.

A ces âges-là, les principaux pôles de dépenses sont généralement le remboursement de la résidence principale et le financement des études des enfants ainsi que leur logement si leur lieu d’études est éloigné de la résidence des parents. Assurer l’avenir et la tranquillité de ses proches est une préoccupation légitime à partir de 50 ans et il existe pour cela des contrats d’assurances spécifiques. 

L’assurance dépendance : pour prévenir la perte d’autonomie

Pour anticiper une éventuelle perte d’autonomie, la souscription d’une assurance dépendance peut être judicieuse. L’âge minimal de souscription est généralement vers 50 ans et l’âge maximal aux alentours de 80 ans. Le montant des primes varie en fonction des risques couverts, selon que la perte d’autonomie soit totale ou partielle, par exemple. Les seul inconvénient de ce type d’assurance est que les versements sont à fonds perdu : si vous n’avez aucune perte d’autonomie, vous ne toucherez aucune rente ni indemnité.

L’assurance décès : pour mettre ses proches à l’abri

Le but de l’assurance décès est de verser un capital ou une rente (préalablement défini) aux héritiers en cas de décès, pour les aider à subvenir à leurs besoins : c’est un produit de prévoyance. A ne pas confondre avec l’assurance-vie qui, de son côté, permet de se constituer une épargne et accessoirement de permettre à des proches identifiés de récupérer directement cette épargne en cas de décès du souscripteur du contrat. C’est un produit financier. La confusion entre ces 2 types d’assurance vient en partie du fait que l’assurance-vie permet, en plus, de transmettre un capital en cas de décès, alors que les versements d’une assurance décès sont à fonds perdus.

La souscription de ce type de contrat peut se faire tout au long de la vie mais il est constaté que c’est généralement autour de 45 et 50 ans que ces contrats d’assurance décès sont signés.

Après 60 ans

Cette période annonce généralement le passage à la retraite et doit rimer avec fin des crédits afin d’avoir une liberté totale et pouvoir profiter de la vie. La priorité est de compenser la chute de revenus pour maintenir son train de vie. Les placements trop risqués, comme les actions, doivent être réduits voire même liquidés.

C’est aussi le moment d’aborder l’épineuse question de la transmission de son patrimoine. Là encore, il existe des placements pour répondre à cette problématique particulière. A réaliser de votre vivant, ces dispositions peuvent prendre la forme de donations, de création de SCI familiale ou encore en investissant dans des parts de SCPI.

Quel que soit votre âge, l’essentiel est avant tout de bien préparer votre projet en définissant au préalable vos ambitions ainsi que vos besoins.

Comme chaque cas est particulier, nos experts vous conseillent de vous rapprocher d’un conseiller en gestion de patrimoine afin de vous faire accompagner dans la définition de votre stratégie patrimoniale et de sélectionner la solution la plus adaptée à votre situation et à vos objectifs. 

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